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 Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim

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MessageSujet: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Ven 12 Sep - 13:52


   



   
Violetha "Letha" Gardener
feat Kat Dennings

   
Nom Son nom entier est Gardener-Laveau, mais quand elle a décidé d'aller vivre à Texarkana elle a choisi de se présenter sous le simple nom de Gardener. Ce n'est pas particulièrement parce qu'elle n'apprécie pas son nom complet, mais juste parce qu'elle trouvait ça plus simple et surtout parce qu'elle jugeait que dans un état tel que le Texas mieux valait porter un nom qui pouvait sembler bien plus américain que cajuns.Prénom(s) Comme toutes les femmes de sa famille son prénom est en rapport avec une plante. Violetha. Néanmoins, la disparition de sa mère au sein même de sa vie fit qu'elle choisit de nier le prénom qu'elle lui avait choisi pour un diminutif qui lui plaisait. Letha.Race Quoi que l'on puisse dire un sorcier reste un humain. Certes un humain avec des pouvoirs mais un humain tout de même. Elle est donc une sorcière mais appartient à l'humanité.Rang C'est une sorcière, elle n'est plus apprentie depuis une petite année et se sent pousser des ailes.Age Elle n'est pas encore de ces sorciers qui peuvent se targuer de garder leur jeunesse plus longtemps que les autres, de ce fait elle a vingt-huit ans et a bien l'aspect d'une personne de cet age.Nationalité et Origines Elle est américaine bien que ses ancêtres furent français, et elle a passé toute sa vie en Louisiane, plus particulièrement dans la campagne proche de Baton-Rouge. Pouvoirs Elle pratique le vaudou, et sa spécialité semble être les contre-sorts. Elle prend un malin plaisir à contrer et démonter les malédictions lancés par les autres. Néanmoins, loin d'être démunie, elle s'y connait aussi très bien en malédiction, et malheur à celui qui oserait s'en prendre à elle.Arme de prédilection La patte de poulet brandie comme un talisman c'est bien sûr démodé, néanmoins elle n'a pas d'arme. A proprement dit bien sûr. Elle a toujours pensé que son cynisme pouvait être redoutable, et si ça ne suffit pas elle a toujours le couteau pliant qui se trouve toujours dans une de ses poches.Métier Elle est libraire. Ce n'est pas le métier le plus passionnant qui soit mais ça semble lui plaire et la librairie qu'elle tient est un cadeau de son père, autant dire qu'elle est gagnante sur tous les tableaux. Groupe Sorcerers. Avatar Kat Dennings.Crédits Tchapalow & Tumblr & Giphy


   
We need to know you
Les informations complémentaires.


   
† Caractère

Il existe deux images de sorcières communément admises. La première montre les sorcières comme des jeunes filles douces, dotées d'une myriade de talents et d'une beauté à couper le souffle qui leurs permettront de faire le bien autour d'elles, un peu comme de bien jolie marraine la bonne fée. La seconde montre des vieilles dames bossues et très souvent très laides toujours habitées d'une envie de faire le mal ou encore de manger des petits enfants pas toujours très innocents. Seulement ce qui peut se raconter dans le monde n'est pas l'exacte vérité, et je ne me compte pas vraiment de l'une ou de l'autre de ces deux catégories ; je me suis toujours contentée de vivre ma vie, écoutant distraitement les consignes de ma famille, leurs conseils, et désobéissant presque systématiquement à leurs ordres parce que j'avais quelques problèmes avec l'autorité. J'étais comme tous les enfants qu'ils soient riches ou pauvre, sorciers ou humain. Et le moins que je puisse dire c'est qu'en grandissant je n'ai pas vraiment changé, mais le est que ces « pouvoirs » ou tout du moins ce don de sorcellerie apparaissait comme quelque chose que l'on devait cacher et étant môme j'avais surtout envie de me vanter d'être un peu comme Harry Potter, le balais et la balafre en moins. Enfin, ce que je prenais à l'époque pour une brimade de plus, une façon singulière de m'empêcher de tourner en rond, m’apparaît aujourd'hui comme une évidence : mieux vaut ne pas trop jouer avec le feu ; après tout on a fait brûler des femmes pour beaucoup moins que ça. Seulement il est parfois bien difficile de courir après son propre tempérament, savoir rattraper son impulsivité avant même que les mots ne s'échappent et faire taire ce cynisme qui vous ronge de l'intérieur... Impossible. Tout sort dans un flot ininterrompues de banalités outrageantes sous un air d'indolences quand il ne s'agit pas d'une vulgarité exacerbées autant dans l'acte que dans la parole. Je ne suis pas douce. Pas plus que je suis discrète, mais je tente de faire avec, et j'oserais même dire que si cela ne plaît pas à quelqu'un, que se quelqu'un aille se faire voir. Car après tout qui suis je si ce n'est ce que le monde a façonné ? Rien. Rien du tout.

   † Manies

Mes manies sont nombreuses, mais il y en a certaines plus gênantes ou habituelles que d'autres. Par exemple, je suis ce que j'appelle une « Maniaque de l'ordre dans le désordre » ou une « bordélique avec limite », autrement dit je ne range pas très souvent mes affaires, mais quand ça me prend je récure tout du sol au plafond. Néanmoins les seules choses étant toujours ordonnées sont les objets me servant dans la pratique de ma magie. J'adore cuisiner, et j'aime beaucoup lire, je dirais même que la vie parfaite serait une combinaison savante entre manger ce qu'on a cuisiner en lisant un bon roman. J'ai lu tous les Harry Potter, et j'étais persuadée quand j'étais gamine d'être une sorcière, ça n'a pas loupé, du coup je me sens privilégiée par le destin. Les hommes en uniformes me font beaucoup d'effets mais surtout durant les spectacles de strip-tease, parce que quand le shérif met une amende sur mon pare-brise aussi charmant soit-il dans son uniforme, je le déteste. Je suis allergique aux poils de chat, mais je n'aime pas les chiens, donc j'ai adopté un poisson rouge nommé Bubulle. Et je crois avoir fait le tour des faits les plus importants, gardons un peu de mystère.

   ☽ Comment vit-il sa nature ?

Ma nature de sorcière ? Je crois que si personne ne me l'avait dit je ne l'aurais jamais su. Enfin, ce n'est pas une chose qui saute aux yeux, et je ne peux pas dire que le don inné pour le vaudou soit particulièrement dérangeant. Je vis très bien avec, je me plais même dans cette carrière voilée de sorcières qui sert à tout, parce que soyons clairs je ne me suis jamais vraiment prononcé en faveur d'un camp ou de l'autre, je préfère faire comme le reste de ma famille : œuvré pour la neutralité. Bien sûr, le fait que ma mère ai un peu péter un boulon et qu'elle se soit rallier à l'ordre de l'éternité ne m'aide pas beaucoup dans ma volonté de rester parfaitement neutre, mais je tente au jour le jour de repousser leurs avances. Je me dis qu'au final, peut être aux portes de la mort, j'accepterais enfin leurs offres, terrassées par la peur de la mort ou tout du moins de l'inconnu, mais en attendant je préfère croire qu'en restant à la limite du bien et du mal je gagne une petite place au paradis. C'est pas cher payé et c'est pas trop mal placé.

   ☽ Ce qu'il pense des autres races et du coming out des faes et des lycans

Je n'étais pas née lorsque les faes sont sorties de leur placard pour être enfermé dans des parcs naturels digne des plus vilaines prisons du pays. En revanche j'étais bel et bien là quand les loup-garous ont décidé de révéler leurs existences aux yeux d'un public encore relativement ignorant de toutes cette vie souterraine. Et je dois avouer que ça a commencé à m'inquiéter, je me suis dis qu'en toute logique, les Humains « normaux » allaient commencer à se dire que si les faes existaient, que les lycanthropes aussi, il n'y avait pas de raison pour que les autres créatures qu'ils pensaient jusqu'alors imaginaires soient elles aussi réelles. Ces ce raisonnement qui m'a fait peur, c'est ce raisonnement qui m'a amené à m'imaginer en train de me balancer au bout d'une corde, noyée au fond d'un lac ou encore brûler vive. Je ne suis pas comme eux, je n'ai pas le courage qu'ils ont et même si je n'ai pas honte de ce que je suis, je ne suis pas prête à endurer la haine des gens qui m'ont peut être un jour apprécié.


   
PSEUDO Tchapalow ou Daidai AGE 24ans FILLE OU MEC Fille, que dis-je, FEMME! *sort* PRESENCE Un peu tous les jours normalement. DE QUEL PAYS TU VIENS Je viens de France. Tu nous connais d'où ? De facebook, il y avait des liens pour des scenarii SCENARIO OU INVENTE Inventé!

   
   



   
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Dernière édition par Letha Gardener le Ven 12 Sep - 21:09, édité 6 fois
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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Ven 12 Sep - 13:52


   



   
Death is only the beginning.
Nothing is permanent, not even death.

   

 

ALL FIREFLIES ARE BLACK IN MY SKY


La nuit venait à peine de tomber, et le ciel pas encore d’encre qui pourtant déjà révélait ses plus belles étoiles. Hautes dans le ciel, elles brillaient de leur plus bel éclat dans l’obscurité qui avait pris la ville qu’elles surplombaient.  Un transformateur avait explosé un peu plus tôt dans la journée, plongeant toute la ville dans les ténèbres, et aux fenêtres, parfois, on pouvait voir se découper des ombres vacillantes à la lueur des bougies sommaires que les habitants avaient trouvées dans les fonds de leurs tiroirs. Si l’on suivait la rue à peine illuminée par les lucioles promeneuses qui passaient aux travers des fines branches tombantes des saules pleureurs, on pouvait arriver devant une simple petite maison aux murs blanchis à la chaud qui semblait s’être perdu entre les âges. Partout, brillaient des lanternes aux couleurs chatoyantes que l’on avait accrochés aux arbres et aux gouttières qui entouraient cette curieuse maison.
Dans le jardin, se découpait entre les herbes folles, deux silhouettes qui, assises sur une nappe damassée, pointaient du doigt le ciel sans nuage. Un rire d’enfant passait outre les hululements d’une chouette qui s’était nichée dans un chêne non loin de là. « Et là tu vois c’est l’étoile du berger ! », disait une voix douce un peu vieillie par des années déjà bien vécue. « Mais contrairement à ce que l’on croit, l’étoile du berger n’est pas une étoile ! », la vieille dame caressait les cheveux sombre de sa petite-fille, emmêlant ses doigts noueux dans les cheveux noirs et bouclés de cette enfant captivée. «  C’est en fait la planète Vénus ! Elle est belle non ?! ».
La lueur colorée des lanternes, mêlée à l’émerveillement faisait briller de mille feux les grands yeux bleus de Violetha. Elle souriait de toutes ses dents, tout du moins, de toutes les dents qui n’étaient pas encore tombées ; s’abreuvant des paroles pleines de savoir de son aînée. Parfois, elle levait les yeux vers elle avec ce grand sourire innocent, et tout aussi vite elle retournait la tête vers les étoiles. « Un jour je vivrais dans les étoiles, mamie ! », s’écriait-elle en se mettant debout. Elle écartait alors les bras, et se mettait à courir autour de sa grand-mère, mimant un avion en sautillant par-ci par-là effrayant le chat en frôlant presque ses longues moustaches.


MY MILK HAS THE TASTE OF BLOOD.


« Le printemps est passé, et l'été touche déjà à sa fin. Maman avait dit qu'elle reviendrait me chercher mais elle n'est toujours pas revenue, et grand-mère n’arrêtes pas de tenter de me rassurer à ce sujet. Seulement je le sais, tout comme elle, que maman ne reviendra pas. Elle préfère s'amuser avec d'autres gens que nous, elle préfère vivre sa vie pour oublier que mon père l'a quitté pour une autre femme. Ça me rend triste, je me sens un peu abandonnée, mais heureusement il y a toujours grand-mère, elle est toujours là quand j'ai besoin d'elle, et surtout elle m'apprend plein de choses.
Parfois, je l'entends ruminer, et rouspéter quand je ne fais pas les choses correctement. Elle dit que ce n'était pas à elle de m'apprendre tout ça, que c'était à maman de prendre en charge mon éducation... Je ne savais même pas que maman était une sorcière, comment aurait-elle pu m'apprendre quoi que ce soit ? »


On frappait trois fois à la porte, et dans un empressement coupable, Violetha enfouissait son journal intime sous son oreiller en plumes avant d'énoncer d'une voix clair et pourtant tendue à l'importun de rentrer en sa demeure. Dans le cadre de la porte se dessinait alors la silhouette vieillissante d'une femme au teint pâle et aux cheveux aussi noirs qui s'avançait souriante vers l'enfant déconcertée. Et alors qu'elle s’apprêtait à demander qui était cette femme et ce qu'elle venait faire ici dans une panique mal cachée, elle trouvait le réconfort d'une grand-mère en arrière plan. « Je suis ta tante. » furent les premiers mots que la femme prononça, comme pour calmer la frayeur des premiers instants, mais toujours apeurée Violetha reculait un peu plus sur son lit, jusqu'à en cogner la tête.
Mince. Non, maigre. Le visage émacié, le teint maladif, les yeux clairs cernés de noirs. Cette femme n'avait pas l'air plus humaine que les personnages que l'on pouvait voir dans les films d'horreurs des années soixante qui passaient tard le soir. Pourtant, chez cette femme il y avait une chose d’extrêmement captivant, et tout se jouait dans cette façon qu'elle avait de se mouvoir. Lentement, elle déroulait ses longues jambes sous son corps squelettiques et s'approchait avec un port de reine vers l'enfant pour lui offrir une main fine dont les ongles étaient sombres sans pour autant sembler vernis. « Je m'appelle Ambrosia, je suis ta tante. La sœur aînée de ta mère. », sa voix était grave, aussi grave que sensuelle et envoûtante, pas vraiment mélodieuse, mais digne de toutes ces femmes que l'on imaginait proches des stars du rock des années soixante-dix dont les vieux disques trônaient sur les étagères de la chambre qu'occupait Letha.
La main toujours tendue, à peine tremblante malgré l'aspect fragile qu'elle arborait, Ambrosia se fendait d'un sourire charmant. Et Letha, sans vraiment savoir pourquoi, comme hypnotisée, se sentit comme obligée de s'en saisir alors qu'elle ravalait un frisson qui lui parcourait l'échine. « Tu vas aller vivre chez elle. », sortant de l'ombre la matriarche de la famille était venue s'appuyer contre l'un des murs jaunis par le temps de la chambre. Elle avait l'air un peu triste à l'idée d'énoncer cela d'une façon aussi brutale, mais Violetha, captivée par le regard de sa tante n'entendait plus rien. Elle se perdait dans les yeux de celle-ci, se faisant avaler par la présence qu'elle imposait, se faisant écraser par le charisme de cette femme.  


DO YOU KNOW BARON SAMEDI?


C'était une petite boutique coincée entre un fleuriste qui avait fermé ses portes depuis quelques années, et un apothicaire qui avait ouvert ses portes au siècle dernier. L'homme s'y arrêtait, semblant hésiter tout en regardant attentivement la devanture faite de briques rouges était surmontée d'un écriteau qui semblait sans âge et dont la peinture écaillée ne permettait plus de lire le nom qui y était inscrit. Néanmoins en s'approchant un peu où pouvait lire, accroché à la vitre de la porte, un petit écriteau en bois où étaient gravés : poupées vaudoues, magie noire, magie rouge, sorcellerie, rituels de prospérités, potions et formules magiques . La vitrine était encombrée de divers produits qui ressemblaient d'avantages à un bric à braque destinés à attraper le touriste en manque ésotérisme plutôt qu'à faire venir l'initié. Des mèches de cheveux, des peaux de divers animaux, des plumes, des tissus damassés, de la paille, des perles, des cranes et une multitudes d'outils dont le commun des mortels ignoraient l'utilité.
L'homme après un long moment d'hésitation ouvrit la porte qui grinça sur ses gonds rouillés pour faire sonner une mobile fait de couteaux et de divers autres coquillages. Il grimaçait en inspirant l'air saturé d'un parfum envahissant de patchoulis, d'épices diverses, et surtout de poussières. Tout semblait être d'un autre âge dans cette petite et étranges boutiques. Tout sauf la jeune femme qui se trouvait accoudée au comptoir noir d’ébène et qui feuilletait un livre épais dont la lecture avait l'air indigeste. Elle levait un œil par dessus les pages jaunis du manifeste qu'elle était en train d'étudier, jaugeant l'inconnu qui venait d'entrer sur ce qui semblait être son territoire avant de reposer son livre. « Puis-je vous aider ?! » demanda-t-elle d'une voix ennuyée. L'homme ne répondit pas, il passait devant chacune des étagères jugeant ce qui s'y trouvait en fronçant le nez, et puis, soudainement, comme ayant trouvé ce qu'il était venu quérir, il s'approchait du  comptoir. « J'ai besoin d'un homme d'Obeah. », et il tendait à la jeune fille un morceau de papier froissé sur lequel étaient inscrits des ingrédients qui la rendirent interdite.
Stupéfaite, elle levait des yeux ronds vers l'homme avant s'enfuir derrière un rideau de perles qui cliquetait encore quand elle le passait une seconde fois avec un petit sac en toile de jute entre les mains. « Ça va vous coûter très chers. », avait elle ajouté avant de se lancer dans la collecte des ingrédients mais l'homme ne l'écoutait déjà plus et se contentait d'observer de très prés un crane de zébus posés sur un piédestal.
Elle tirait à elle un escabeau branlant derrière elle, et maladroitement se hissait sur la dernière marche pour venir prendre sur les étagères ce dont elle avait besoin pour produire ce qu'il lui demandait. Il n'y avait pas besoin d'être un maître en la matière, pas pour ça. Pas pour la confection d'une amulette destinée à éloigner le mauvais sort et surtout pour éloigner les mauvais esprits. Elle redescendait de quelques marches, puis sautaient sur le sol, les bras chargés de quelques boites et d'autres fioles. « Feuilles de caca, os de poule noire, dent d'alligator, poudre d'ossements humains, de l'eau ayant été utilisée durant la toilette d'un mort, de l'eau bénite, un piment fort et... », elle jetait un regard vers l'homme tout en posant le tout sur le plan de travail. « Il me faudra une mèche de cheveux de la personne qui doit être protégée. ».
L'homme sortant de sa torpeur se rapprochait soudainement d'elle, et fouillant dans la poche intérieure de sa veste pour en sortir une longue mèche de cheveux blonds. Letha s'en saisissait et l'enfouissant au fond de la petite sacoche de jute, et y rajoutait un peu de tous les ingrédients qu'elle avait glané. Parfois elle s’arrêtait et semblait réfléchir un instant avant de continuer ses dosages qui avaient l'air d'être aléatoires. Comme pour ponctuer son arrêt désormais concocté elle venait se signer et l'embrasser dans une prière muette.
Ce fut ce moment là que choisi Ambrosia pour sortir de l'arrière boutique, en un simple coup d’œil, elle aussi avait comprit ce dont il s'agissait. Elle vérifiait que tout avait été fait dans le respect de la traditions et des rites, avant de secouer la tête positivement et comme pour encourager Letha a donner elle-même le produit de ses efforts. Avec une certaine hésitation, la demoiselle s'approchait alors de l'homme et lui tendait la pochette. « N'oubliez pas que pour s'offrir la protection des Iwa il faut y croire. Le fait de porter l'amulette ne suffit pas. », l'homme prenait alors la pochette en échange de la somme que la caisse enregistreuse affichait et qui approchait les cinq cents dollars. « Que Maman Brigitte veille sur vous. », rajoutait Ambrosia à l'intention de l'homme mais surtout de cette femme, parce qu'il ne pouvait s'agir que d'une femme au vu des ingrédients de l’arrêt, qu'il semblait vouloir protéger.


THE GRAVE IS TINTED RED


Cinq ans. Cinq longues années étaient passées avant que le téléphone ne sonne. C'était un froid matin d'automne, de ceux où le ciel est si gris, presque anthracite, qu'il donne l'impression que la nuit est déjà en train de tomber. C'était une de ces terrible matinée pluvieuse où il n'y avait rien à faire si ce n'était regarder les feuilles tomber en virevoltant autour des arbres et dessiner sur les carreaux des grandes vitres du salon. Seulement ce matin là, les sempiternelles habitudes s'étaient faites balayer par la sonnerie stridente du téléphone, et cet appel aussi banal qu'il puisse être avait inondé les joues de larmes de chagrins. « Nous avons le regret de vous annoncer le décès de Valeriane Laveau. », les mots tournaient encore et encore avec une froideur insupportable.
Et ils tournaient encore alors qu'ils se regroupaient tous dans la maison qui, un jour ou l'autre, les avait tous accueillis. Des gens venus de tous les horizons, de ces personnes un peu étranges qui semblaient ne pas avoir d'âge mais qui comme feu Valeriane Laveau ou encore Ambrosia avaient un charme certain, quelque chose de magique coulaient en eux tout comme cela coulait dans les veines de Violetha. C'était un enterrement, un événement triste, et pourtant tout le monde semblait heureux de se retrouver pour parler d’événements qui remontaient parfois beaucoup trop loin dans le temps pour avoir pu être vécu par un humain ou bien même un très vieux sorciers.
Alors ce fut comme une révélation, bien plus profonde et bien moins romanesque que tout ce qu'elle avait pu s'imaginer jusqu'alors. Elle qui avait jusqu'alors pensé qu'ils n'étaient qu'une poignée de sorciers se rendaient subitement compte qu'ils faisaient partis d'une grande famille, bien plus grande que tout ce qu'elle avait pu jusqu'alors imaginer, et que dans l'assemblée de ces gens venus rendre hommage se trouvaient des créatures bien différentes des humains. Curieuse, elle se laissait entraîner par la liesse de l'instant, abandonnant la tristesse de cette tragique perte pour écouter les dires de ces autres qui semblaient avoir mille et une anecdote au sujet de cette  « bonne vieille chouette de Valeriane », elle riait de bon cœur en découvrant une femme bien moins stricte et surtout pleine de maladresses.
Mais les rires finirent par se taire quand la porte s'ouvrit sur une invitée de dernière minute. Les murmures se firent sur son passage, suscitant les questionnements et les mines effarées à mesure qu'elle fendait la foule pour arriver devant Violetha qui ne savait pas quoi en penser. Sur ses gardes, elle aurait voulu fuir, mais elle restait à jamais la chair de sa chair, et ne pouvait se soustraire à cette étreinte qu'elle lui imposait. « Comme tu as grandi ma fille. Tu es devenue si belle. », lui murmurait-elle à l'oreille avant d'abandonner son enfant et pour mieux se pavaner au milieu de cette marée humaine scindée en deux. « Allons mes amis, vous ne faites plus la fête ? Aurais-je gâché votre plaisir ?! », elle riait alors qu'elle se trouvait au prise avec sa folie. Riait si fort qu'elle en brisait les carreaux des vieilles fenêtres poussiéreuses.
Une gifle retentissante la fit taire, faisant monter les larmes au bord de ses yeux cristallin. Ambrosia avait frappé juste et rapidement, s'en prenant publiquement à celle qui partageait son sang et qu'elle n'avait pas vu depuis bien des années. « Tiens toi correctement, ou pars ! ». Le choix avait été laissé, jamais il n'avait même été pensé de la forcer à faire quoi que ce soit en ce jour de deuil, et en frottant sa joue rougie par la cuisante claque qu'elle venait de se prendre, autant physiquement que psychologiquement, elle se drapait dans sa dignité bafouée lançant un regard coléreux à toute l'assemblée avant de disparaître une nouvelle fois.


FROM DARKNESS WITH LOVE.


Cela faisait presque quinze ans qu'elle n'avait pas revu sa mère. De temps en temps elle recevait une lettre de l'autre bout du monde avec une photographie montrant sa mère dans les bras d'un homme encore différent devant un panorama pas toujours avantageux. Elle avait fini par s'y faire, par s'éloigner et ne plus compter sur son retour. Elle était sa famille, elle était sa chair et son sang, mais elle n'était plus vraiment sa mère. Son père quant à lui s'était réveillé à l'aube de ses vingt ans, il lui avait offert de la reprendre sous son toit, de faire connaissance avec sa nouvelle famille, mais elle avait poliment refuser. Il lui avait alors demandé ce qu'elle souhaitait, ce qu'il pouvait faire pour lui, et elle lui avait demandé un peu de liberté. Pour Francis Gardener la liberté semblait avoir un prix et ce prix était celui d'une petite librairie qu'il avait acheté un jour sans pour autant la rouvrir.
L'idée de se retrouver à la tête d'une petite entreprise n'avait pas immédiatement plu à l’intéressée, elle n'avait pas la moindre idée de comment tout cela pouvait se gérer, mais finalement, elle avait sauté le pas. Avec une certaine détermination elle s'était dit que toute chose avait un début et le début de sa vie pouvait commencer avec cette drôle d'expérience. Elle avait embarqué tout ce qui composait sa vie dans quelques maigres cartons, avait dit au-revoir à sa tante en la suppliant de ne pas la suivre ni de débarquer à la moindre inquiétude, et puis elle était partie avec les clefs d'une nouvelle vie dans la poche.
Une fois installée, et les lieux ouverts, ce qui lui avait prit au bas mot un peu plus de deux semaines, elle avait eu pour premier réflexe d'appeler sa tante dans une euphorie difficile à endiguer. « Texarkana ! Sérieusement Ambrosia ! Tu trouves pas ça géniale ? C'est comme si demain on faisait un dessert à base de banane et de chocolat et qu'on l'appelait Bananolat ! », elle parlait vite, trop vite, si vite que sa tante n'arrivait pas à en placer une, elle devait attendre que la donzelle reprenne son souffle pour commencer à parler. Elle parlait avec un calme et une sérénité somme toute déconcertante vis à vis de la façon elle prenait vraiment les choses. « Il faut te calmer. Il faut absolument que tu te calmes ! Je sais que c'est l'attrait de la nouveauté, le commencement de la liberté, mais quand tu parles aussi vite et de choses insensé dans ce genre là tu me fais peur. », mais les mots semblèrent se perdre dans le vide alors que retentissait dans le combiné le tintinnabulement d'une clochette et les politesses d'usages. « Je raccroche ! Un client ! Le tour premier ! Je t'aime ! », l'excitation de Letha avait laissé place au bip d'une téléphone raccroché mettant un terme à cette conversation à peine commencée. Au moins elle allait bien et semblait heureuse, c'était ce qui comptait vraiment au final.


   



   
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Dernière édition par Letha Gardener le Sam 13 Sep - 23:31, édité 7 fois
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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Ven 12 Sep - 15:10

Bienvenue Letha!
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Dangara Collins

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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Ven 12 Sep - 15:36

BIENVENUE PARMI NOUS et puis Kat, Elle est tellement parfaite!
Si tu as des questions, n'hésite pas

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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Ven 12 Sep - 15:37

Bienvenue belle brune I love you
J'approuve ce choix de fou
N'hésite pas au besoin et bonne rédaction
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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Ven 12 Sep - 15:54

Scarlet: Hey merci! Je ne sais pas qui est ton avatar mais c'est une très jolie rousse! Au plaisir d'avoir un futur lien avec cette belle nécromancienne.

Dangara: WHO RULES THE WORLD? GIRLS! Ahem Beyoncé! Shake your booty girl! Merci en tout cas pour l'accueil!

Alaric: OBERYN!!!!! RED VIPER! HANNNNNN Fais moi des bébés!!!! Ahem, merci pour l'accueil!
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Sebastian Jenkins

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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Ven 12 Sep - 16:03

Bienvenuueee =d

Bon courage pour la fiche What a Face

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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Ven 12 Sep - 16:28

Bienvenue !!
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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Ven 12 Sep - 21:22

Hey! Merci les petits poulets! Je vous aime déjà!

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Dangara Collins

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Messages : 1242

MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Sam 13 Sep - 10:04

Alors, ma bichette, on a un petit souci avec le vaudou parce que même si elle s'occupe de contrer le mauvais oeil, il faut plus qu'une patte de poulet pour ça. Le vaudou est une chose complexe et je pense que si tu veux l'utiliser, il faut absolument te renseigner sur la question et il nous faudrait un topo précis sur comment elle s'y prend Là, pour ce que j'ai lu, ça pourrait être n'importe quel type de magie et pas franchement du vaudou
De plus, tel que tu le présentes, on dirait que sa magie lui est tombée dessus par hasard, encore une fois, c'est tout sauf possible pour le vaudou, du coup peut-être qu'il faudrait changer de type de magie

Nous aimerions également que tu ajoutes un peu plus de détails, notamment sur ses pouvoirs, sur la manière dont elle les travaille, comment elle gère son quotidien (car si j'ai bien compris elle est à son compte). Par contre, je pense vraiment qu'elle ne resterait pas seule. Les sorciers ont tendance à s'entourer de leur famille, c'est une bonne protection contre d'éventuels ennemis

Si tu as des questions, n'hésite pas

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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Sam 13 Sep - 10:33

Alors alors, je vais tâcher d'expliquer mes choix.

Le vaudou: je voulais faire de l'humour avec la patte de poulet en fait, je sais bien que ce n'est pas uniquement une histoire de patte de poulet brandie comme talisman. Après je peux donner bien plus de détails mais je ne pensait pas que ça serait vraiment utile. Bon je vais voir pour rajouter ça.

Sa magie: Ca ne lui est pas tombé dessus, loin de là, je dis juste que c'est sa grand-mère qui lui a enseigné les bases et sa tante par la suite. Quelqu'un qui a toujours mal vu ne sait pas qu'il voit mal avec qu'on le lui dise, c'est un peu pareil pour la magie du point de vue de Letha. Elle ne savait pas qu'elle était une sorcière parce que le flux de magie qu'elle pouvait avoir en elle n'était pas normal, que ça faisait parti des choses qu'elle avait en plus des autres. Néanmoins, elle a réalisé tout ça avant d'avoir une dizaine d'années.

Sa famille: Est contrairement a ce que tu penses très présente dans sa vie, elle a juste choisi de s'en éloigner un peu, mais ça ne veut pas dire qu'elle a complétement coupé les ponts... Loin de là.

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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Sam 13 Sep - 10:40

Non mais je parlais de l'éloignement en fait, parce que s'il lui arrive un pépin, la distance géographique risque de lui coûter la vie Wink Les sorcières restent entre elles pour se protéger :D

Pour le vaudou, c'est moins une magie qu'une religion et faut l'expliquer tout simplement parce qu'elle ne fonctionne pas comme les autres. Elle regroupe beaucoup BEAUCOUP de possibilités et pour moi, on ne sent pas du tout que c'est du vaudou, tu aurais enlevé le mot, je me serais pas posé autant de questions. C'est quelque chose de complexe et précis, j'ai moi-même dû éplucher pas mal d'articles et de bouquins pour comprendre Wink
Le flux de magie dans le vaudou est complètement lié à la pratique de la religion, du coup, là encore, ça ne correspond pas
Tout détail est utile parce qu'il te servira à mieux gérer ton personnage dans le jeu et à ne pas te laisser dépasser par celui-ci

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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Sam 13 Sep - 11:07

Pour le vaudou je vais arranger ça.

Pour l'éloignement, comme c'est marqué dans la sorcellerie les sorciers peuvent être seuls, je l'ai pas inventé, donc je ne pense pas le changer. Surtout qu'elle n'est pas une sorcière puissante, et elle ne fait pas de vagues.
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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Sam 13 Sep - 11:13

Seul ne veut pas dire isolé Wink Elle a le droit d'être sorcière indépendante hein :) Mais justement, le fait qu'elle ne soit pas très puissante, ça peut faire d'elle une cible parfaite. En ça leur entourage est essentiel

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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Sam 13 Sep - 11:15

Je sais pas. J'ai pas spécialement envie de le voir entourée par sa famille, elle s'en éloigne. Si il lui arrive un jour un problème elle verra pour s'en rapprocher, mais c'est dans le processus de sa propre évolution qui fait qu'elle s'éloigne de tout ça.
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MessageSujet: Re: Letha Gardener ▲ I'd rather be a killer than a victim   Mar 16 Sep - 7:29

Plus que trois jours pour finir tes modifs I love you

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