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 Touching me makes you die inside ¤ Dangara

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Dangara Collins

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MessageSujet: Touching me makes you die inside ¤ Dangara   Lun 7 Juil - 21:29





Dangara Collins
feat Beyoncé Knowles

Nom Collins Prénom(s) Dangara, prénom africain, bien plus que son nom, il a été choisi par sa tante en personne, comme celui de ses frères et elle en est fière. Race lycanthrope Rang sorcière de la meute Age 83 d'âge réel, 25 en apparence Nationalité et Origines Afro américaine Pouvoirs Elle maîtrise le vaudou, sa transformation n'a pas altéré sa magie.
Le vaudou est une religion avant d’être une magie. On honore les déités aussi bien que les ancêtres. On chante, on danse et on sacrifie à la gloire de ces dieux, parfois pour en obtenir quelque chose, parfois seulement pour les apaiser. Dangara a été élevée dans le respect de ces déités et par conséquent de la Nature qu’ils incarnent. Elle a la capacité d’accueillir les esprits en elle et de s’en servir pour tuer, guérir ou bien guider ceux qui lui demandent de l’aide. On les appelle les loas et il faut croire en eux pour qu’ils se manifestent et acceptent d’entrer en vous. Cela demande force, détermination et maîtrise, autant de choses que Dangara dut apprendre et réapprendre après sa transformation. Sa magie et la conservation de celle-ci après sa transformation lui confèrent un statut à part, rares sont les sorciers transformés volontairement, on craint trop l’avènement d’abominations en tous genres. Legba est le gardien du temple des déités et il faut passer par lui pour obtenir le droit de passage, il peut sensiblement compliquer les choses si vous ne pensez pas à l’honorer régulièrement et de la mauvaise façon. Son vaudou est un mélange de l’ancienne religion africaine, du vaudou haïtien et louisianais que sa tante a réussi à combiner et dont elle lui a confié le secret. Elle ne pensait sans doute pas qu’elle pourrait toujours en user une fois devenue une bête sauvage. Sa nature en fait un réceptacle solide pour la magie ancienne à laquelle elle fait appel. Mais la plupart du temps elle se contente d’appliquer des onguents, de fabriquer amulettes et grigris. Seul dans les cas de force majeure, elle en vient à demander le concours des déités. User d’un pouvoir est une chose mais en abuser en est une autre. Si les déités sont une arme merveilleuse, elles peuvent tout aussi bien vous utiliser à leur guise si vous n’y prenez pas garde. Si cela arrivait, Danny compterait sur sa part lycane pour la protéger et rejeter l’esprit. Il y a des manières plus faciles que d’autres d’appeler certains esprits, elle a fabriqué quelques fétiches qui peuvent l’aider à  passer outre le gardien des portes. Elle porte toujours un bracelet représentant le loa Dan mais c’est surtout avec Agê qu’elle entretient un lien privilégié, il est le père de tous les animaux et lui a permis de resserrer ses liens avec les autres esprits plus sûrement que toute la pratique du monde. Arme de prédilection Sa maîtrise de la magie, ses griffes et sa force. Métier Cuisinière au resto routier lycan Groupe werewolves Avatar Beyoncé KnowlesCrédits Tumblr


We need to know you
Les informations complémentaires.


† Caractère Parce qu’elle vomit tout ce qu’elle a pu être par le passé, elle se fait un devoir de ne plus obéir aveuglément, même si c’est presque complètement opposé à sa nature. Elle n’a pas le choix quand il s’agit d’un ordre direct de son alpha et elle s’y soumet comme tous les autres mais pour les autres pans de sa vie, elle a décidé de mener sa barque comme bon lui semblait et sans se soucier de l’opinion des autres. Elle ne peut envisager d’être dépendante d’un homme et sous son autorité, voilà sans doute pourquoi elle a eu quelques relations qui n’ont jamais duré bien longtemps. Elle a dû faire un gros travail sur elle-même pour s’extérioriser un peu et laisser parler la femme qui sommeillait en elle et qui avait tendance à être étouffée par l’enfant attardée qu’elle avait toujours été. Elle est très drôle quand elle le veut bien mais a un sale caractère et peut monter sur ses grands chevaux pour rien du tout. Mais encore faut-il réussir à la faire parler pour qu’elle se mette en colère et se laisse mener par sa mauvaise humeur. Elle rencontre quelques difficultés lorsqu’elle se retrouve au milieu d’humains et d’inconnus, elle ne sait pas comment agir et préfère se taire plutôt que de faire une bourde. Son attitude reste profondément marquée par des années de mauvais traitements et d’assouvissement presque total, ce qui peut expliquer la totale incohérence de certaines de ses réactions.

† Manies Tous les matins, elle se lèvre à l’aube et va courir pour se réveiller et apprécier le fait d’être en vie. Elle cueille quelques plantes et prépare des onguents avant de se faire à manger et de ranger l’endroit où elle vit. Parfois, elle reçoit des clients avant d’aller travailler et les aide en leur vendant des grigris ou des potions. Elle a un besoin compulsif d’occuper chaque minute de sa vie, elle ne peut rester  sans rien faire. Elle a donc toujours un livre sur elle ou de quoi écrire et prendre des notes. Une journée sans musique est une journée gâchée et il lui arrive de réveiller ses voisins en fanfare avec ses goûts musicaux particuliers.



☽ Comment vit-il sa nature ? Elle a eu beaucoup de mal à se défaire de l’impression d’être un monstre, notamment parce que sa tante avait lâché le mot comme une insulte mais au fil du temps et de son apprentissage, elle y vit une opportunité de se venger et de se transformer en tout ce qu’elle n’aurait jamais été si elle avait conservé toute son humanité. Sa louve la protège quand l’humaine n’est plus apte à prendre de bonne décision. D’ailleurs, ce fut elle qui initia l’idée d’aller tuer son père et Dangara ne trouva rien à y redire, après tout, il le méritait, non ?  Elle maquilla ça comme l’œuvre de racistes comme ceux qui pullulaient en Alabama et elle fit en sorte que sa famille ne manque jamais de rien. Elle fut là à la mort de chacun de ses frères et vint rendre visite à ceux qui étaient encore en vie. Il est compliqué de se faire à l’idée de ne pas être pleinement maître de soi, d’être capable du pire comme du meilleur mais elle a su en tirer le meilleur parti.

☽ Ce qu'il pense des autres races et du coming out des faes et des lycans Elle se doutait que d’autres choses existaient, elle en croisait et les sentait mais ce fut la réaction des humains qui la choqua profondément et l’amena à croire qu’il valait mieux se faire discret. En tant qu’afro américaine, elle connut le poids de la différence toute son existence et avait bien conscience que les humains, déjà incapables de supporter quelqu’un avec une autre couleur de peau, ne pourrait pas se faire à l’idée de l’existence de créatures plus puissants qu’ils ne le seraient jamais. Elle n’a rien contre personne tant qu’on ne l’attaque pas de front ou qu’on ne s’en prend pas à sa meute, gare à ceux qui auraient le malheur de tomber là-dedans, elle n’a aucune pitié face à la stupidité.



PSEUDO Daturagnagna AGE Vieille morue FILLE OU MEC Fhomme  PRESENCE trop là pour votre bien et le mien DE QUEL PAYS TU VIENS là mais si lààààTu nous connais d'où ? Je suis responsable de ce merdier! SCENARIO OU INVENTE inventé





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Dernière édition par Dangara Collins le Dim 24 Aoû - 16:56, édité 3 fois
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Dangara Collins

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MessageSujet: Re: Touching me makes you die inside ¤ Dangara   Lun 7 Juil - 21:29





Tell us everything about you
Tout ça en 600 mots


Elle naquit avec le spectre de l’esclavage flottant au-dessus de sa tête. Ses parents vivaient dans les anciennes cases des esclaves, comme la majorité des ouvriers agricoles dans le sud des Etats-Unis. Peu étaient ceux qui pouvaient se permettre le luxe de vivre ailleurs que sur la plantation. Le travail était la valeur principale de toutes les familles mais l’abolition de l’esclavage avait déséquilibré complètement les familles afro américaines parce qu’on leur avait imposé un modèle de blanc, celui d’une société pyramidale qui laissait peu de place à l’improvisation et la différence. L’homme blanc en était en tête, suivi de la femme blanche, de l’homme noir et la femme noire devait subir l’oppression de tous les autres. Le maître blanc était finalement parvenu à transmettre sa vision de la vie et du monde à tout un pan de la population et parvint à faire des deux membres d’un couple de véritables ennemis l’un pour l’autre. L’alcool était un autre fléau tout aussi puissant et violent que le patriarcat. En Afrique, les femmes étaient à la tête de tout avant que les blancs ne débarquent avec leur religion, leur vision étriquée du monde et leur conviction d’être ceux qui savaient tout et qui étaient supérieurs au reste de l’humanité. Ils piétinèrent tout ce qu’ils trouvèrent anormal et ne laissèrent que des miettes de civilisation. Personne n’avait intérêt à ce qu’on sache qu’il existait des sociétés uniquement régies par des femmes et qu’elles se portaient mieux que les autres dirigées par des hommes. Autant de fantômes d’un lourd passé qui empoisonnèrent la vie et particulièrement l’enfance d’une Dangara avide de connaissance et de liberté. Elle ne comprenait pas pourquoi la vie contrastait tellement avec les histoires que sa tante Mahala lui racontait. Elle prétendait se souvenir de l’Afrique mais c’était impossible. Les premiers esclaves avaient mis le pied sur le continent américain des siècles plus tôt, elle ne pouvait être si vieille. Et pourtant, elle ne manquait jamais d’anecdotes et de faits précis pour étayer ses arguments. C’était une femme forte, une figure d’autorité dans un monde où le fait d’être un homme était plus important que le fait d’être bon, généreux ou intelligent. C’était son pouvoir qui suscitait le respect chez tout le monde, elle pouvait aussi bien vous apporter bonheur et chance que malheur et mort. Elle était effrayante et son aura de puissance arrivait à vous bousculer lorsqu’elle se mettait en colère. Si les cérémonies n’étaient plus officiellement interdites comme durant l’esclavage, c’était une chose que beaucoup de gens craignaient et celles-ci n’avaient lieu que dans le plus grand secret. Tout le monde se réunissait en forêt, apportant offrandes et tamtams. Au fil des ans, les croyants s’étaient dispersés et avaient préféré la voie du christianisme que celle de la religion de leurs ancêtres. Si bien que Mahala dut se mettre à  voyager pour être certaine de pouvoir aider tous ceux qui avaient besoin d’elle. Le sud était son terrain de jeu favori, là où les croyances étaient les plus fortes et où les bizarreries se comptaient par centaines de milliers.

Pourtant, lorsqu’elle vint chercher Dangara pour l’emmener avec elle, ce fut pour l’installer dans sa maison de Texarkana, à l’écart de la ville et des regards indiscrets. A l’époque, Danny n’était qu’une gamine squelettique de dix ans qui trimait dans les champs plutôt que d’aller à l’école. Les mois étaient rudes et il n’y avait pas toujours à manger pour tout le monde alors plus ils étaient à travailler, plus ils étaient certains d’avoir un petit quelques chose à se mettre sous la dent et de s’épargner la colère incontrôlable de Chester, leur père. Dangara était sa victime favorite, parce qu’elle était la seule fille de la fratrie et surtout la plus fragile mais probablement aussi parce qu’elle lui inspirait un intérêt presque malsain. Elle avait la peau plus claire que ses frères, ce qui était suffisant pour en faire une paria au sein de leur congrégation mais elle n’était toujours pas assez blanche pour être acceptée par les wasps. Une position bien compliquée pour une gamine de son âge et que sa mère était incapable de gérer, trop soumise et effrayée par le déferlement de violence dont son mari pouvait faire preuve lorsque l’on s’opposait à sa volonté. Autrefois tous esclaves, désormais, la femme était devenue celle de l’homme en plus de s’épuiser dans les champs à longueur de journée. Quand Agatha n’était pas là pour subir son courroux, il se vengeait sur sa fille, la cognant si fort qu’elle en perdait parfois conscience et qu’un de ses frères devait la porter dans le lit qu’ils partageaient, priant pour qu’elle ne meurt pas. Comment Mahala sut ? Certains racontaient qu’elle était omnisciente et omnipotente et qu’elle le savait déjà bien avant que cela ne se produise, d’autres disaient qu’elle l’avait lu dans les osselets. Cette raclée- là, Danny s’en souvenait comme si elle pouvait la revivre rien qu’en fermant les yeux. Il avait frappé si fort qu’elle avait l’impression que ses os allait se désolidariser et emporter sa peau avec eux. Elle l’avait suppliée d’arrêter, qu’elle n’avait pas mangé les fraises sur la table et qu’elle ignorait où elles étaient passées. Mais il redoubla de vigueur pour la faire taire. Il y parvint et manqua de la tuer. Elle était en vie grâce aux bons soins et à la magie de sa tante qui exigea d’emmener la fillette comme paiement, elle voulait en faire son élève. Chester qui n’était pas homme à se démonter et surtout pas devant une bonne femme, ne trouva rien à redire cette fois, elle l’effrayait cette vieille folle, pour cela, elle n’avait qu’à le fixer avec intensité et il se sentait obligé de se faire le plus petit possible, se recroquevillant en ayant l’air de vouloir disparaître. Il n’y eut rien à emporter puisqu'elle ne possédait que les vêtements qu'elle avait sur le dos. Sur la route, elle lui répéta à maintes reprises : « Je n’ai jamais compris ce que ta mère trouvait à cet homme, jamais. Tu auras une meilleure vie que la sienne, ma chérie. Je te le promets. »



***


Mahala lui apprit tout ce qu’elle savait en matière de magie et d’esprit, comment les appeler et leur demander d’intervenir en sa faveur, comment jeter des charmes, fabriquer grigris et onguent protecteurs ou bien comment faire du mal. On lui enseigna comment prononcer les mots dans la langue de ses ancêtres et elle crut bon de lui apprendre la langue pour qu'elle la maîtrise complètement, lui assurant que ça faciliterait sa communication avec les esprits.De mémoire d’homme, Mahala n’avait jamais pris d’élèves sous son aile pour les former et leur dispenser des cours complets sur la magie et ses mystères. Dangara était la seule connue et serait la dernière. Elle était son sang et elle avait vu en elle que le don coulait dans ses veines aussi sûrement que le liquide grenat. La prêtresse vaudou fit en sorte que son élève aille à l’école et rattrape son retard, quand elle en revenait, elle prenait soin de lui apprendre autant de choses que possible. Cela demanda de la rigueur, du travail et beaucoup de persévérance à Dangara mais elle avait été à bonne école, son père lui avait au moins permis d’apprendre à se montrer docile. Mahala, elle, lui apprit à être une femme forte et indépendante. Cependant, elle ne put l’empêcher de prendre part aux prémices de la lutte pour les droits civiques. Quelque chose d’historique était en train de se passer, comme à l’époque de l’abolition de l’esclavage. Les gens se réveillaient et se révoltaient, réclamaient des droits qu’ils méritaient en tant que citoyens américains et le faisaient de manière pacifique. Le KKK faisait encore des ravages dans les états du Sud en dépit de son interdiction d’exister et on répertoriait des centaines de disparitions de jeunes noirs que l’on finissait par retrouver dans le lac ou bien pendus à des arbres comme ces fruits étranges dont parlait Billie Holiday. Elle rentrait d’une réunion de la congrégation qui avait lieu à l’église, tout le monde cherchait comment améliorer les choses et beaucoup en respectant les lois instaurées par les blancs. Dangara et sa tante étaient considérées comme des femmes vivant dans le passé et de ce fait, aucune d’entre elles n’avait voix au chapitre, elles se contentaient d’écouter et de mémoriser les choses importantes. Lorsque ce fut terminée, Mahala décida de rester pour poser quelques questions au pasteur et lui dit de rentrer. Tout le monde savait qui elles étaient et personne n’aurait été assez fou pour agresser la nièce de la prêtresse vaudou ou bien la prêtresse en personne, personne de leur communauté en tout cas. Lorsqu’elle réalisa qu’il y avait une voiture derrière elle, il était déjà trop tard pour plonger dans les buissons environnants et se cacher. Son cœur se mit à battre plus vite quand elle réalisa que la voiture était pleine de blancs. Elle était seule sur la route déserte à cette heure, seule avec cinq hommes inconnus qui se croyaient toujours cent ans plus tôt, pouvant disposer et posséder à leur guise. Elle baissa les yeux et avança en silence alors qu’ils essayaient d’attirer son attention. Peut-être que si elle faisait comme s’ils n’existaient pas, ils lui ficheraient la paix et disparaîtraient. Peut-être qu’ils iraient chercher une autre victime potentielle. Autant s’attendre à voir Dieu apparaître sous ses yeux.

« Hé, la négresse, on ne t’a pas appris à répondre quand tes maîtres s’adressaient à toi ? » lança un de ces types en descendant de la voiture tandis que les autres s’esclaffaient bruyamment.  Il posa sa main sur l’épaule d’une Dangara terrifiée et l’obligea à faire volte-face. Avec la lumière éblouissante des phares, elle ne voyait pas son visage, seulement son sourire sadique qui lui rappela celui de son père. Cette comparaison ne fit qu’accroître sa terreur. Cela aurait été le moment pour trouver une once de courage en elle mais rien ne vint. Elle était loin de la femme forte dont rêvait sa tante, elle n’était rien d’autre qu’un animal blessé qui allait terminer ses jours dans le lac ou bien violée et pendue. Même cette idée ne parvint pas à la secouer, elle était d’un fatalisme édifiant pour son âge, acceptant déjà de mourir sans même se battre. Sa vie était un cadeau de Dieu et voilà qu’elle était prête à la sacrifier bêtement. Dire qu’elle s’était crue capable d’aller manifester pour le droit des siens alors qu’elle ne possédait pas la moindre once de courage. Son sac s’écrasa au sol alors qu’on la plaquait violemment contre le capot de la voiture tandis qu’elle les entendait ouvrir leur ceinture et qu’on lui défaisait sa culotte. Elle avait appris à ne pas crier, ça rendait son père plus virulent encore et même quinze ans après, elle était toujours cette petite chose fragile qu’elle apprendrait à mépriser et à détester avec les années. Les hommes, elle les évitait depuis son arrivée à Texarkana, on l’avait courtisée mais elle avait toujours éconduit tout le monde sans donner d’explications à sa tante. Elle n’en voulait pas, elle refusait de terminer comme sa mère. La solitude lui convenait parfaitement et elle ne voyait rien d’intéressant dans les choses de l’amour, seulement des enfants que l’on mettait au monde pour faire souffrir et supporter ses propres erreurs. En position précaire, elle attendait de sentir douleur et humiliation mais rien, seulement des grondements sourds qu’elle pensa être les siens. Elle se redressa pour se retrouver nez à nez avec une bête aux yeux comme deux billes incandescente. Cette chose lui bondit dessus et s’évertua à la déchiqueter avec une certaine application. Elle crut mourir, là, sans culotte sur une route déserte, en pleine nuit, au milieu de cinq blancs qu’on l’accuserait d’avoir tué parce qu’en tant que femme noire, elle représenterait un coupable idéal. Une bien triste fin. Mais elle ouvrit les yeux dans une maison familière. Elle y venait régulièrement avec sa tante. Ce qu’étaient ces gens ? Elle l’ignorait mais ils étaient toujours respectueux et beaucoup moins désobligeants que le reste de la population du coin. Ils vivaient à l’extérieur de la ville, entre eux, comme une sorte de secte ou de communauté refusant le changement et le progrès. La question c’était pourquoi se trouvait-elle ici ?

« Qui a fait ça ? Qui a osé faire ça à ma fille ? » Sa tante vociférait et elle entendait le bruit de ses pas sur le plancher alors qu’elle s’agitait. Depuis qu’elle l’avait ramenée, elle l’appelait sa fille, la traitait comme telle et l’aimait tout autant mais la manière dont elle l’avait craché cette fois laissait entendre tout le contraire. « Un jeune lycan, il n’aurait pas dû pouvoir s’enfuir, Mahala, je suis désolé. Nous devons la garder avec nous le temps qu’elle se maîtrise, c’est même étonnant qu’elle ait survécu. Elle semble tellement… » « C’est une guerrière, vous croyez qu’elle est ma descendance pour rien ? Mais vous en avez fait un monstre, tout ce que je lui ai appris est bon à être jeté aux orties ! Occupez-vous du monstre que vous avez créé, Dr Frankenstein, je ne veux plus en entendre parler ! »


***


Peu après, elle sombra à nouveau dans l’inconscience pour se réveiller au même endroit en plein milieu de la journée. Inquiète de ce que dirait sa tante, elle se leva précipitamment et chercha des vêtements à mettre pour cacher sa nudité autrement que grâce au drap qui se trouvait sur le lit. Une robe l’attendait ainsi que des sous-vêtements et une bassine pour qu’elle puisse se rafraîchir. Elle pouvait sentir le savon de l’autre bout de la pièce, ne comprenant pas comment et encore moins pourquoi. A cet instant, alors qu’elle effaçait les derniers stigmates de cette nuit abominable, elle savait que jamais plus sa tante ne voudrait d’elle, elle n’avait pas rêvé cette conversation, elle en était certaine. Ce qu’on lui raconta, quand elle trouva enfin le courage de mettre le nez dehors, ne la transporta pas de joie. Elle était la victime d’une grossière erreur de jugement et devait en faire les frais à cause des autres ? Vraiment ? Ce fut le début d’une longue route tortueuse vers la maîtrise de la nouvelle personne qu’elle était devenue et de cet être qui habitait sa personne, comme un esprit qui aurait été perpétuellement à ses côtés avec l’influence néfaste que cela sous-entendait. Faible et soumise en tant qu’humaine, elle était tout le contraire depuis son changement. Elle n’avait de cesse de défier ceux qui avaient le malheur de se trouver là, probablement dans une tentative désespérée pour en finir mais elle avait chaque fois le dessus. Tout le monde parlait de coup de chance jusqu’à ce qu’elle ridiculise le deuxième lieutenant et n’en fasse qu’une bouchée, on en conclut que la meute n’était pas apte à s’occuper d’elle tant qu’elle n’aurait pas trouvé quelqu’un capable de calmer ses ardeurs. On ne pouvait décemment pas autoriser une femme célibataire à occuper un rang important au sein de la meute, où irait le monde sinon ? Le marrok en personne prit la peine de se déplacer pour venir la chercher et ce fut bien la première fois qu’elle se sentit apaisée et à sa place depuis son changement. Elle n’acceptait pas ce qu’elle était, pas plus qu’elle ne comprenait comment et pourquoi elle était encore capable de pratiquer le vaudou. Quelqu’un occupait déjà l’espace vide prévu pour les esprits, sa part loup, comment se pouvait-il qu’il y ait encore assez de place pour autre chose ? Ils tentèrent de le découvrir avec le marrok et contactèrent Mahala pour obtenir quelques réponses supplémentaires mais elle resta sourde à leurs demandes. Elle vivait comme une trahison la transformation de sa nièce après tous les services qu’elle avait pu rendre à la meute locale, elle ne voulait plus en entendre parler et avait même décrété les considérer comme ses ennemis. De la sorte, elle avait renié Dangara et venait de la priver de son unique famille et de son seul point de repère. Elle eut beaucoup de mal à s’en remettre, heureusement que la meute fut là pour la soutenir et l’empêcher de sombre.

« Dangara, j’essaie de t’aider mais il faut que tu y mettes du tien. »  « Je sais bien mais c’est plus fort que moi. » « Tu ne pourras pas être réintégrée dans ta meute si tu ne réprimes pas tes instincts de domination, aucun mâle n’acceptera de t’avoir sous sa coupe et surtout pas à un poste à responsabilités. » « Justement, ils n’ont plus de sorcière pour les protéger en cas de pépin, je me disais que si je demandais ce rôle-là, ça éviterait tout souci de dominance, je serais un peu à l’écart et je serais moins tentée de défier les autres. » Le marrok marqua une pause et l’observa un long moment avec une ombre de sourire. « Est-ce que ça t’empêchera réellement de vouloir asseoir ta domination ? » « Je ne sais pas mais ça vaut le coup d’essayer. » « La meute de Texarkana est plus que violente, ils pourraient décider de se liguer contre toi pour te punir. » « Peut-être que ça me calmera, je n’en sais rien mais je ne peux pas rester ici pour toujours. » Le Montana était un état parfait pour les lycanthropes, il y avait de la place pour courir et être soi-même mais malheureusement, la chaleur et la moiteur du Texas lui manquaient autant que ses habitudes. Les gens s’étaient montrés accueillants et compréhensifs avec l’afro américaine mais elle ne pouvait s’empêcher de ne pas se sentir chez elle. « Je pense que tu es prête mais si ça se passait mal, tu n’aurais qu’à écrire et… » « Je sais, merci. » conclus-je par un sourire. Elle dut se plier à un conseil de la meute pour qu’ils décident si elle avait ou non le droit de revenir, elle venait de passer trois ans loin d’ici et ils avaient des doutes quant à sa loyauté et à sa capacité à s’intégrer. Et surtout, les temps étaient durs et elle risquait de leur apporter un certain lot de problèmes à cause de sa couleur de peau et de ses liens de parenté. Sauf que le mal était déjà fait, ça ne changerait rien qu’elle se trouve ici ou ailleurs, sa tante ne leur pardonnerait pas cet écart et elle avait l’impression de pouvoir les aider en mettant ses compétences à leur service. Ils finirent par accepter et la confièrent aux bons soins d’un loup soumis qu’elle ne pourrait affronter puisque son instinct de protection était bien plus fort et qu’il n’y aurait pas de résistance. Un peu en retrait, elle répondait présente quand on réclamait sa participation même si elle ne cautionnait pas toujours les prises de décisions de l’alpha, elle faisait de son mieux pour ne pas se mettre dans une position trop dangereuse. Qu’elle le veuille ou non, les loups mâles avaient une constitution bien plus imposante et destructrice que la sienne, elle ne pourrait pas grand-chose contre un alpha en pleine possession de ses moyens même si elle participa activement à sa chute, découvrant que l’on pouvait obtenir tout autant sans ses crocs mais avec un peu de manipulation.









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Dernière édition par Dangara Collins le Sam 23 Aoû - 14:33, édité 5 fois
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MessageSujet: Re: Touching me makes you die inside ¤ Dangara   Mar 8 Juil - 10:58

OLA, toi.

T'as un 08 ?



BON COURAGE POUR TA FICHE.
DANGARA - DANGEREUSE ( jeu de mots)
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Dangara Collins

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MessageSujet: Re: Touching me makes you die inside ¤ Dangara   Mar 8 Juil - 11:24

EXPLDRR putain mais ce gif from hell, tu me butes la race!

Si le métier de jeu de motiste existait, ce serait pour toi XD

CIMER MA BICHE!
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Sebastian Jenkins

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Messages : 769

MessageSujet: Re: Touching me makes you die inside ¤ Dangara   Jeu 10 Juil - 9:22

T'es belle tu sais ?!   

Bon courage pour la fiche    

_________________


Spoiler:
 

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Dangara Collins

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MessageSujet: Re: Touching me makes you die inside ¤ Dangara   Jeu 10 Juil - 9:34

Tu fais bien de me souhaiter bon courage, parce que j'ai toujours pas trouvé la motivation de la commencer MDR
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L'ombre Mouvante



Messages : 135

MessageSujet: Re: Touching me makes you die inside ¤ Dangara   Sam 23 Aoû - 14:57





Bienvenue à Texarkana
Tu es désormais des nôtres!



Tu es désormais validé(e) et tu peux poster et voguer à ta guise sur le forum. Voici une liste de tous les topics qui peuvent t'être utiles pour que tu commences à jouer. Avant toute chose, tu dois recenser ton avatar par là

Pour essayer de trouver les liens qui te manquent et rp au plus vite, tu as des coins appropriés où il te faudra créer tes propres topics où répertorier tes liens.

Tu meurs d'envie de rp mais tu n'as toujours pas trouvé quelqu'un pour un topic, n'hésite pas à passer par pour demander si quelqu'un est disponible et motivé.

Mais comme tu viens d'arriver, il te faut avant tout un logement et faire répertorier ton métier afin de ne pas te faire chiper ta place si celles-ci sont limitées. Si tu es vampire, lycan, chasseur, humain ou même sorcier, tu devrais passer dans ce topic

Pour le reste, il y a le flood, les jeux et toutes ces zones de détente pour partager avec les autres et vous sentir comme chez vous!


N'OUBLIE PAS QUE TU AS UNE SEMAINE, A PARTIR DE TA VALIDATION, POUR LANCER TON PREMIER RP
I love you

Bienvenue parmi nous, encore une fois







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MessageSujet: Re: Touching me makes you die inside ¤ Dangara   

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